Une agriculture réunionnaise en pleine mutation, accrochée à sa culture

Evolution de l'agriculture réunionnaise

La production agricole réunionnaise a atteint 443 millions d’euros en 2019 en intégrant les services, suivant ainsi une courbe régulière d’augmentation, la canne à sucre représentant prés de 30% de cette économie.

Cette filière est primordiale pour l’économie locale, la vie de milliers de familles, l’entretien du territoire.

Soutenue par un maquis d’aides tant au niveau de la production que de l’investissement, une vraie stratégie globale avec tous les acteurs du secteur permettrait une structuration efficace de la production pour répondre au mieux à la consommation locale et créer de véritables filières d’exportations rentables.

Les vrais sujets doivent être mise sur la table en privilégiant l’avenir au détriment d’habitudes ancrées.

L’accent doit être mis sur la mobilisation des financements pour construire une agriculture réunionnaise à forte Valeur Ajoutée, productrice de richesse et non consommatrice d’aide.

Il faut aborder de front ces problématiques dans la pédagogie et non la démagogie sans avoir peur des sujets qui fâchent mais qui de toute façon devront un jour être mis sur la table.

En parallèle à cette notion de production intrinsèquement rentable sur un territoire riche et variée, une réflexion globale doit être entamée par les distributeurs sur le mode de consommation des réunionnais.

On privilégie de plus en plus une culture alimentaire d’importation sur des produits souvent à impact négatif sur la santé (Fast Food, boissons sucrées…).

Triple impact négatif sur la population : cout élevé de l’importation, production locale non privilégiée et augmentation de l’obésité et des maladies liées.

Le devoir des politiques et acteurs du territoire est de réfléchir à une réelle stratégie pour limiter et même arrêter cette tendance que les réunionnais vont payer très chère.

L’agriculture réunionnaise doit viser une augmentation de l’auto-suffisance alimentaire avec des couts rationnels pour le panier du consommateur.

Des filières se structurent comme la production de volaille, d’autres stagnent comme le bétail, l’œuf et le lait.

Le maraichage évolue pour orner les étales de nos marchés et de nos super marchés.

Tout ceci est insuffisants, le mode de distribution et de consommation évolue.

Les supermarchés se multiplient, les fast Food poussent partout sur notre territoire dans une frénésie de réalignement du mode de consommation sur la métropole.

Gardons nos spécificités, sensibilisons nos enfants aux légumes et fruits locaux au niveau des cantines scolaires.

Autant de pistes à aborder autour de FOXP2 pour aider à structurer cette réflexion globale et non s’attacher à tels ou tels intérêts corporatistes qui finalement nuit à tout le monde.

Osons aborder les vrais sujets pour orienter les financements vers des productions d’avenir à forte valeur ajoutée adaptée à la consommation des réunionnais ou à destination de nouvelles filières d’exportations organisées.

Acteurs du monde agricole, de la distribution, nous vous invitons à apporter votre réflexion.

Ceci n’est qu’une ébauche de réflexion pour ouvrir des pistes et le débat.

Nous souhaitons ainsi en dehors des carcans syndicaux et politiques aborder les sujets librement sans risque puisque nous n’avons aucun intérêt particulier dans cette réflexion.

Auteur: Serge G.

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